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| 07 | 09 | 2010 |
Português
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Pétition Pétition pour la classification au patrimoine de l’humanité de l´Aqueduc des eaux libres de Lisbonne En circulation jusqu'à 30.06.2009 L’année 1731 marque le début de la construction de ce monument, système de captation, transport et distribution d’eau pour le ravitaillement de la Ville. Œuvre hydraulique de la responsabilité technique de Manuel da Maia, Custódio Vieira et Carlos Mardel, elle a été payée, en grande partie, par le «dénier de l’eau», taxe prélevée sur les denrées de première nécessité. Ses dimensions monumentales se traduisent par les chiffres suivants : l’aqueduc principal, long de 18,5 km, enjambe les 940 m de la vallée de la Rivière de Alcântara, par 35 arcs dont l’un est le plus grand arc en pierre du monde. Il a un réseau de captation de 30 km de galeries visitables et alimente un réseau de distribution de 12 km. Complété par les sources, les réservoirs et les fontaines, il forme un ensemble de haute valeur patrimoniale par la qualité de construction et la beauté de l’architecture. De cette construction, qui pourrait n´être qu´un ouvrage technique, nous pouvons dire qu’elle est un vrai « temple de l’eau », de par le soin et la sensibilité avec lesquels l´eau y est traitée en élément essentiel et central, ce qui constitue un témoin majeur de l’architecture au dix-huitième. Cette œuvre, classée monument national, en dépit de quelques attentats, conserve son intégrité. Récemment, elle a été menacée de destruction d´un tronçon de 240 mètres pour la construction d´une autoroute, la démolition ayant été autorisée par l´Institut responsable du patrimoine suivant la croyance officielle selon laquelle il n´y avait pas d´alternative. Alertée de cette menace, l´association Métiers du patrimoine et de la réhabilitation urbaine a étudié et proposé une autre solution, appuyée par une pétition de 10 000 signatures. Le Gouvernement a eu le courage de demander une nouvelle étude qui va permettre de sauver l´Aqueduc. Cet évènement a permis aux intervenants de prendre conscience de la valeur de cet ouvrage, de sa renommée internationale, et du rôle qu´il peut jouer au niveau mondial. En effet comme « temple de l´eau », il attire l´attention sur cet élément vital, qui risque de manquer dans un futur assez proche. Cette oeuvre, de grande portée au temps de sa construction, tant comme amélioration des conditions de vie d’une grande ville que comme résultat de l’effort social qu’elle a constitué, mérite d’être offerte à l’admiration de tous, en la proposant comme patrimoine de l’humanité. D’autres motifs plaident en faveur de la préservation du monument: • Le tracé de la galerie principale suit celui de l´aqueduc romain, disparu au Moyen Âge, et qui utilisait la même zone de captation. • C´est le seul système connu en «eau libre» de cette dimension qui soit parvenu pratiquement intact jusqu’à nous. • Le système de captation de cette puissante ressource naturelle, renouvelable, accru de l’adduction en «eau libre», par gravité, donc sans dépense d´énergie, s’inscrit directement dans la ligne du développement durable. • Les conditions de la construction du point de vue de la sauvegarde de la pureté de l’eau sont remarquables, de même que celles concernant la stabilité- il a résisté au tremblement de terre de 1755. • Les modalités de sa construction, très en avance sur leur temps aussi bien techniquement qu´en matière d’organisation du travail, font de cette construction un vrai monument dédié au travail de l´homme. L’urbanisation sauvage de la serra da Carregueira, où se trouvent la majorité des sources, les a contaminées et la potabilité de l’eau ne pourra être rétablie que par une profonde restructuration urbaine de la zone, ce qui est possible et hautement désirable, étant donné que l’eau continue d’être captée et conduite. Elle est toutefois, lancée dans les rivières du parcours, dans un monde au bord de la rupture du point de vue des ressources hydriques et dans une ville qui arrose et nettoie avec de l’eau traitée. Il est urgent de ne pas donner un tel exemple de gaspillage. Étant donné qu’il s’agit d’un monument de grande valeur esthétique, les parcours du réseau de l’Aqueduc pourront/ devront constituer une force de requalification du paysage qu’il traverse. Sa valorisation impliquera nécessairement une restructuration des tissus urbains environnants, auxquels il importe de rendre leur dignité. Souscriver ici cette pétition et décharger les documents texte de la pétition (151 KB) et signatures (117 KB). Pourquoi je signe Françoise Choay « N´ayant jamais cessé de dénoncer le processus de marchandisation qu´encouragent, à l´échelle planétaire, l´action de l´Unesco et sa labellisation au titre du patrimoine mondial, je signe d´autant plus volontiers la pétition lancée par les Ofícios do património e da reabilitaçao urbana(association Métiers du patrimoine et de la réhabilitation urbaine) que, d´une part, son fondateur, Filipe Lopes, a déjà accompli à Lisbonne, dans la zone jouxtant le Château, une réhabilitation exemplaire du tissu historique délabré et taudifié, au service et avec la collaboration des habitants maintenus sur place ; et que, d´autre part, en ce qui concerne l´aqueduc, l´objectif de l´association n´est pas seulement la préservation d´un ouvrage clef pour l´histoire de le technique,mais bien la remise en état permettant le fonctionnement de celui-ci : entreprise emblématique en faveur d´un usage local, vivant et écologique du patrimoine européen en général et portugais en particulier » (Revue Urbanisme, numero 358, Janvier, Février 2008) Pour souscrire cette pétition, remplissez le formulaire et cliquez 'Souscrire'. |
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